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LE CROSSOVER DE THOM 1/2

Thom nous a proposé dans un article de participer à un crossover (pour plus de précisions , cliquez ici ) mais tout simplement, le but est d’écrire un billet musical pour les lecteurs et lectrices et un billet littéraire pour ceux qui tiennent un blog musical. Mon dilemme était que je vous ai déjà parlé de ces deux sujets ici. BlueGrey m’ a proposé chez Thom de parler de cuisine et je le ferais peut-être dans un 2ème temps. Comme j’avais déjà une petite idée qui me tournait dans la tête, je profite de cette proposition de Thom pour vous écrire un petit billet qui allie musique et films. Mais voilà, comme j’aime également beaucoup les films, lesquels choisir. J’avais opté pour 2 ou 3 mais j’ai pensé que c’était trop. J’ai donc tranché et en souvenir de mon enfance et des westerns que nous regardions en famille, j’ai choisi ‘Il était une fois dans l’Ouest’, un grand western avec une B.O légendaire. Qui dit musique de western, dit bien-entendu Ennio Morricone.
Ennio Morricone est né le 10 Novembre 1928 à Rome, c’est un compositeur légendaire que la plupart d’entre nous connaissent ou ont déjà entendu parlé. Bien entendu, il a rendu les westerns de Sergio Léone mémorables, mais il est aussi l’auteur de près de 500 autres partitions pour le cinéma et la télévision. On peut citer entre autres : The Mission, Il était une fois dans l’Ouest, Le bon la brute et le truand, Les incorruptibles, Pour une poignée de dollars, Le clan des siciliens, I …comme Icare, Les moissons du ciel, Cinéma paradisio.
Sa popularité est telle que certaines de ces partitions ont été reprises par des groupes. Ce fut le cas de Metallica qui reprent ‘Ecstasy of Gold’ du Bon la brute et le truand, en introduction de leur concert ou la reprise de Il était une fois dans l’Ouest par le groupe de rap U.S. Down Low.
Ennio Morricone a travaillé avec les plus grands noms du cinéma tels que Léone, Pasolini, Fulci, Corbucci, Bertolucci, Verneuil, Boisset, Almodovar et j’en passe. Il a également travaillé comme arrangeur pour de nombreux artistes comme Chet Baker, Dalida, Aznavour, Joan Baez, Paul Anka etc. En parrallèle, il mènera une importante carrière de musicien de concert.
Sa collaboration avec Sergio Léone débute en 1964 avec ‘Pour une poignée de dollars’ avec Clint Eastwood.
En 1966, nous offrait un B.O de film magistrale, avec La bon la brute et le truand.
En 1971, Ennio Morricone écrit la très belle partition du non moins remarquable ‘Sacco et Vanzetti’ et également pour ‘Il était une fois la révolution’.
Je vais m’arrêter là car je pourrais en écrire encore et encore.
En 1969 sort donc sur les écrans ‘Il était une fois dans l’Ouest’ avec Henry Fonda, Charles Bronson, Claudia Cardinale, Jason Robards Jr entre autres. Ce superbe film est l’occasion pour Morricone de faire coller de manière implacable la musique aux images. Bien entendu, on se rappelle du thème principal, stressant de l’Homme à l’harmonica, mais également d’un thème plus classique avec la voix féminine d’Edda et celui de Cheyenne qui tire plus sur la comédie.
(Infos prises sur Cinézik)
Si vous n’avez jamais vu ce film, voila ce qu’en dit Amazon :

La roue d’une éolienne qui grince, une mouche qui s’acharne sur un visage mal rasé, une goutte d’eau qui tombe régulièrement sur un chapeau, un air lancinant d’harmonica… Un plan d’ouverture magistral pour ce qui reste LE western-spaghetti par excellence. Mais au-delà de l’ironie sous-jacente à cette entreprise de démythification, Il était une fois dans l’Ouest demeure avant tout un véritable hommage, la dette d’un réalisateur envers un pays, une époque et un genre qui ont nourri son imaginaire – pour reprendre ses propos, "une tentative pour reconstruire l’Amérique de cette époque, pour la regarder vivre dans ses derniers moments…" Ambition titanesque qui s’affiche dans son titre et que le réalisateur italien – autrefois baptisé Bob Robertson… – réussit haut la main. Par l’ampleur de sa mise en scène, la richesse de son scénario – coécrit avec Bernardo Bertolucci et Dario Argento, excusez du peu –, la méticulosité de sa reconstitution, l’art de Leone est à son apogée. Premier acte baroque et artificiel, truculent et emphatique, de sa trilogie de l’Amérique, son univers chargé de symboles – la putain au grand cœur, le tueur aux yeux d’acier, le vengeur implacable, le bandit picaresque, l’industriel capitaliste véreux – n’aurait acquis cette dimension mythique sans la musique d’Ennio Morricone. Composée avant même le tournage, elle nappe l’ensemble d’une charge opératique, funèbre et tragique, dans laquelle chacun des personnages dispose d’un thème musical bien identifié. Enfin, inutile de rappeler le regard bleu comme l’enfer d’Henry Fonda (dans le rôle le plus sombre qu’il ait jamais eu à jouer), la garde-robe de Claudia Cardinale, l’harmonica de Charles Bronson, ou la barbe mal taillée de Jason Robards : ils appartiennent à la légende du cinéma, que Leone s’est chargé de graver sur de la pellicule dans nos mémoires de spectateur. -

Je vous laisse avec une des dernières scènes du film si ma mémoire est bonne. Une scène grandiose où Bronson va pouvoir enfin réaliser sa vengeance mais je vous laisse regarder et écouter ‘ L’homme à l’harmonica ‘.


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22 Commentaires »

  1. Choupynette a dit,

    5 octobre, 2007 @ 14:38

    Génial ce billet!!!! j’en ai appris des choses! je ne savais pas qu’il avait fait la BO de tant d’autres films… quel talent ce moricone; je me souviens que j’adorais écouter les vyniles que mes parents avaient de ses BO (Il etait une fois.. et Le bon..).
    Bravo!!

  2. anjelica a dit,

    5 octobre, 2007 @ 14:55

    @Choupy, merci ! J’avais également pensé à Barry Lyndon, Dr Jivago, Love Story et j’en passe mais il fallait bien faire un choix !

  3. yueyin a dit,

    5 octobre, 2007 @ 15:59

    aaahhhh Ennio morricone soi même, tu vises grand Anjie…. Quel homme, quel musicine !!! j’aime énormement ces thèmes et en particulier ceux ou il y a des choeurs, son utilisation de la voix humaine a un effet bizarre sur mes terminaisons nerveuses… en parlant des Sergio Leone, tu n’a pas cité mon préféré… ah la charge de la horde sauvage (musique d’ennio morricone ça chante dans ma tête pendant que j’écris) et devant un seul homme jack beauregard (Henri Fonda et son regard d’acier vouivouivoui !!) grandiose ! J’adore la musique de Mon nom est Personne !!!!

  4. Thom a dit,

    5 octobre, 2007 @ 16:18

    Super Anjelica !!! J’ai lu des milliers de chroniques de ce soundtrack, mais aucune qui ne l’aborde de la sorte…bravo !

  5. anjelica a dit,

    5 octobre, 2007 @ 16:41

    @Yueyin, je ne pouvais parler de tout,c’est qu’ il a une carrière bien rempli Ennio ! Comme Choupy, je ne savais pas qu’il avait travaillé sur autant de films !
    Tu me fais bien rire avec ton ” vouivouivoui ” :)
    @Thom, ouf, merci. Je respire. J’avais peur de ne pas m’en sortir ! C’est que l’écrit et moi, on est pas trop copain :(
    Quand j’aime un film, une musique, un livre, je peux en ‘parloter’ mais écrire, c’est une souffrance ! Je n’arrive jamais à exprimer bien et réellement ce que je ressens.

  6. Livrovore a dit,

    5 octobre, 2007 @ 17:13

    Très bonne idée cet article ! même si je ne suis pas spécialement fan, c’est intéressant ;-)
    Bon week-end Anjelica !

  7. patch a dit,

    5 octobre, 2007 @ 17:16

    Eh ben, pour du billet…..chapeau bas Anjélica….;o )

  8. BlueGrey a dit,

    5 octobre, 2007 @ 17:24

    Wouaw, LA scène mythique sur fond d’harmonica… Merci Anjie, j’adôôôre !

  9. lamousmé a dit,

    5 octobre, 2007 @ 18:22

    tres beau billet!!! Mr bouch’ a eu sa periode il etait une fois dans l’ouest (visionné des dizaine de fois) et apres il voulais absolument un armonica!!! ;o)

  10. lily a dit,

    5 octobre, 2007 @ 18:37

    Morricone ! Mais bien sûr, magnifique !
    Et tu en parles superbement !
    Je viens de passer chez choupynette, décidément, vous arrivez à évoquer aussi bien la musique que les livres (vous allez faire concurrence à Thom !).

  11. Florinette a dit,

    5 octobre, 2007 @ 19:18

    Bravo pour ce billet si instructif Anjelica, j’ai appris plein de choses sur Ennio Morricone, un compositeur que j’apprécie !!!! ;-D

  12. ALaure a dit,

    5 octobre, 2007 @ 20:30

    Mama mia, que de souvenirs…….. Mon père est Napolitain alors ds mon enfance, pas question de louper un seul western-spaghetti… Alors, Morricone, est gravé ds ma mémoire et il est vrai que

  13. ALaure a dit,

    5 octobre, 2007 @ 20:31

    Oups, il manque la fin.
    Je disais donc : il est vrai que ses BO sont superbes… ;)

  14. mammig a dit,

    6 octobre, 2007 @ 10:06

    amusant comme billet, une idée originale !

  15. boo a dit,

    6 octobre, 2007 @ 16:10

    Bravo!!Bravo!! un régal ton billet Anjelica….digne d’un vrai journaliste! Et superbe choix d’extrait de film, grand moment de cinéma !

  16. ptitlapin a dit,

    6 octobre, 2007 @ 22:05

    J’ai revu il était une fois dans l’ouest ce été, un de ces films qu’on n’oublie jamais.

  17. Amaryllis a dit,

    6 octobre, 2007 @ 23:15

    Quand il et sorti j’ai été voir ce film 4 fois. Je l’ai revu bien plus tard avec moins de plaisir. On mes gouts on changé ou je l’avais trop enjolivé. Je me souviens également avec des copines de classe avoir créé une chorégraphie sur cette fameuse musique avec l’harmonica… Merci pour ces souvenirs ainsi que pour l’adresse d’un succulent chocolat ! Passe un bon dimanche.

  18. augusta a dit,

    7 octobre, 2007 @ 14:30

    un petit coucou…bonne fin de wk

  19. Béatrix a dit,

    7 octobre, 2007 @ 20:23

    j’ai adoré ce film et revu aussi plusieurs fois avec plaisir

  20. sylvie a dit,

    8 octobre, 2007 @ 15:09

    C’est un super billet, qui touche à un souvenir fort pour ma part. J’ai vu ce film pour la première fois dans un petit cinéma de village, qui a fermé depuis bien longtemps… C’était un dimanche après midi. J’en suis ressortie toute tourneboulée. La puissance émotionnelle générée par la musique qui suit le tempo des images ou l’inverse m’avait fait littéralement chavirer…

  21. g.t. a dit,

    16 octobre, 2007 @ 2:48

    c’est vrai que c’est marrant ce crossover… on tombe sur des choses auxquelles on ne s’attend pas forcément. Comme un article sur Morricone, article qui ne peut me laisser indifférent, non seulement parce que j’adore les films de Leone et la musique de Morricone depuis longtemps… et surtout parce que j’ai eu la très grande chance de rencontrer Morricone l’année dernière, comme je l’ai raconté ici :

    http://art-rock.over-blog.com/article-3983003.html

  22. Gaelle a dit,

    6 décembre, 2007 @ 11:08

    Superbe billet et c’est un plaisir pour moi d’entendre parler de Morricone…Je suis fan depuis mon enfance, et encore dernièrement, je peux dire que certains de ses morceaux (comme la Arena) m’ont envoûtée dans “Kill Bill” et jouent un grand rôle dans le charme que ce film exerce encore sur moi.
    BRAVO, donc, Anjelica, et à bientôt !

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