
Rose McClendon Daniels est enceinte de 4 mois lorsqu’elle fait une fausse couche, assise sur le sol de la cuisine, dans une marre de sang.
9 années se sont passées depuis cet événement tragique et Rose vit toujours avec Norman Daniels, son flic de mari, fou de violence. 14 années d’enfer en tout ! Et c’est une goutte de sang sur un drap (suite à un énième coup), à l’aube de son 32ème anniversaire, qui fait tout basculer, qui la sort de son hébétude. Au lieu de changer les draps pour éviter les remontrances musclées et «mordantes» de son mari (car la «spécialité» de Norman est de mordre tout endroit du corps comme on pourra le constater plus loin), elle décide de tout planter là et s’enfuir, tout de suite, sans rien emporter, si ce n’est la carte bancaire de son mari. Elle a quand même quelques hésitations. Deux voix se battent dans sa tête (ces même voix qui la suivront tout au long de son périple, auxquelles s’ajouteront plus tard la voix de Norman) : Miss Pratico-Raisonnable qui l’enjoint à rester et l’autre voix qui la pousse à partir. C’est cette dernière qu’elle écoute.
Elle met 900 kms de distance entre sa nouvelle et son ancienne vie. Un voyage éprouvant, pour elle qui n’est jamais sortie de chez elle si ce n’est pour aller au marché, et en même temps libérateur. Arrivée à la gare de son lieu de destination, elle s’adresse peureusement au guichet d’ «Aide aux voyageurs» où un homme plein de bonté, Peter Slowik, lui donne l’adresse d’un foyer («Filles et Sœurs») pour femmes battues, après qu’elle lui a raconté son histoire. Le foyer en question est tenue par Anna Stevenson, qui la prend sous son aile. Et c’est là que commence la nouvelle vie de Rose, au milieu de ses compagnesd’infortune. Dans le même temps, Norman est déjà sur sa trace grâce à l’aide d’un petit truand qui a été cueilli avec, dans son portefeuille, la CB de Norman que Rose avait jeté à la poubelle après s’en être servie.
Cependant que Norman questionne le petit voyou à sa manière, c’est-à-dire en lui broyant les testicules, Rose, essayant de revendre sa bague de fiançailles (qui se révèle en réalité être un authentique… zirconium) chez un prêteur sur gages, tombe nez à nez avec un tableau qui la cloue sur place ! Il s’agit d’une peinture à l’huile représentant une femme en haut d’une colline portant une tunique rose garance avec une longue tresse blonde, tournant le dos et semblant contempler un bâtiment à l’arrière plan. Elle est fascinée par ce tableau et a l’impression qu’en fait, c’est le tableau qui l’a vue, elle ! Au dos du tableau, il y a une inscription au fusain «Rose Madder» ! Est-ce une coïncidence ? Elle s’en fiche, elle VEUT ce tableau et l’obtient en échange de sa bague ! Pour la 1ère fois depuis 14 ans, elle est heureuse ! Et comme un bonheur ne vient jamais seule, un homme rencontré dans la boutique, Rob Lefferts, lui propose un travail de lectrice et Anna Stevenson lui trouve un appartement, SON appartement !
Pendant ce temps là, Norman se met dans la peau de Rose pour deviner les étapes de son voyage et ainsi, arrive dans la même ville. Là, il retrouve Peter Slowik qu’il tue d’une manière abominable (en le mordant sur tout le corps et en particulier en lui arrachant le sexe), après lui avoir soutiré les informations qu’il recherche.
Entre-temps, Rose et Bill Steiner, le marchand de la boutique de prêteur sur gages, se rapprochent et éprouvent un tendre sentiment l’un envers l’autre.
C’est maintenant qu’entre en jeu le fameux tableau dont Rose est tombée amoureuse.
Mon avis : Je ne suis pas comme certains ou certaines une fana de STEPHEN KING. Par contre, j’ai beaucoup aimé celui-là. ATTENTION , âmes sensibles s’abstenir !