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Archive for La vie, la vrai, recto-verso

Puisque rien ne dure de Laurence TARDIEU

Lettre T du Challenge ABC

 

Résumé :

" Je meurs voilà ce qu’elle m’écrit. Vincent, je meurs viens me voir viens me revoir une dernière fois que je te voie que je te touche que je t’entende viens me revoir Vincent je meurs. Et au bas de la feuille, en tout petit, presque illisible, son prénom, Geneviève, tracé lui aussi au crayon à papier, comme le reste de la lettre, de la même écriture tremblante, défaillante, si ce n’avait pas été ces mots-là on aurait pu croire à l’écriture d’un enfant, on aurait pu sourire, froisser la feuille, la jeter à la poubelle et l’oublier; mais non, ce n’est pas un enfant, c’est Geneviève qui meurt. "

Editions: Stock/128 pages/Septembre 2006

 

Mon avis : Vous ouvrez ce livre et vous ne le quittez plus. L’auteur réussit à nous parler avec des mots simples et à nous faire partager la blessure de ces deux parents. Chacun gèrera sa douleur différemment et cela aura raison de leur amour pourtant vrai et profond. A l’orée de sa mort, Geneviève aura le désir de revoir  Vincent afin de parler une dernière fois ensemble de la lumière de leur vie "Clara". Ils pourront faire la paix ensemble et avec eux-mêmes.

L’avis d’AMANDINE ,de PAPILLON, d’HEMISPHAIR ,de FIBULA et d’HELENE

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Le temps où nous chantions de Richard POWERS

Lettre P du Challenge ABC

Résumé :

En 1939, lors d’un concert de Marian Anderson, David Strom, un physicien juif allemand émigré aux Etats-Unis pour fuir les persécutions nazies, rencontre une jeune femme noire, Delia Daley. Ils se marient et élèvent leurs trois enfants dans le culte exclusif de la musique, de l’art, de la science et de l’amour universel, préférant ignorer la violence du monde autour d’eux. Cette éducation va avoir des conséquences diverses sur les trois enfants. Jonah devient un ténor de renommée mondiale, Ruth va rejeter les valeurs de sa famille pour adhérer au mouvement de Black Panthers, leur frère Joseph tentera de garder le cap entre l’aveuglement des uns et le débordement des autres, afin de préserver l’unité de sa famille en dépit des aléas de l’histoire. Avec des personnages d’une humanité rare, Richard Powers couvre dans cet éblouissant roman polyphonique un demi-siècle d’histoire américaine, nous offrant, au passage, des pages inoubliables sur la musique. Le Temps où nous chantions a été élu meilleur livre de l’année par The NewYork Times et TheWashington Post.

Editeur: Le cherche midi/763 pages/Mars 2006

Mon avis : J’ai lu tellement de commentaires enthousiastes sur les BLOGS que je me suis laissée tenter. Je suis vraiment désolée pour tous ceux et celles qui l’ont aimé mais je me suis arrêtée à la page 120 et je n’ai pas envie de le continuer. Pourtant, c’est tout à fait le genre d’histoires qui me plaît mais il y a pas mal de choses qui me gênent pour en continuer la lecture. Lire doit rester un plaisir, je vais donc le ramener à la bibliothèque mais réellement déçue de n’avoir pas accroché.

Il faut donc que je retrouve un auteur et un livre pour la lettre P.

L’avis de Chimère, de Papillon et de Sophie

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Du rêve pour les oufs de Faïza GUENE

Ahlème a 24 ans. Elle vit à Ivry en banlieue sud avec «Le patron» (son père) et Foued, son petit frère de 13 ans. «Le patron», personnage loufoque, a perdu la boule il y a trois ans lors d’un accident de chantier où sa tête a heurté une solive. N’ayant plus toute sa tête, dépassé par les événements, c’est un «patron» dont l’autorité repose avant tout sur Ahlème qui a fort à faire avec Foued, un vrai petit chétane (voyou). La seule chose qui le retient de ne pas collectionner les conneries, c’est la surveillance de sa soeur. Le problème est qu’elle aussi a fort à faire, entre ses missions intérim (les comptages de clous chez Leroy Merlin), les files d’attente à la préfecture pour renouveler sa carte de séjour (tous les trois mois) et ses histoires d’amour foireuses (pourquoi ses copines s’entêtent-elles à lui présenter des ploucs ?). Malgré sa vigilance, elle ne peut donc empêcher longtemps son petit frère de glisser sur la mauvaise pente et va donc se défouler de plus en plus souvent chez «tantie Mariatou», professionnelle du dicton et mère par procuration. La sienne, la vraie, a été assassinée en Algérie en 1992. Puis, elle apprend un matin que, suite à ses démêlés judiciaires, Foued est menacé d’expulsion. Certains auraient baissé les bras et arrêté de rire. Mais par elle. Car, comme dit Tantie Mariatou : «On a beau couper la queue du lézard, elle repousse toujours.» Dans ce deuxième roman très attendu, le personnage a mûri, de même que le style de l’auteur.

Mon avis : Un petit livre facile à lire. Un regard acéré, sarcastique mais en même temps plein d’humour.  Je n’ai pas toujours été d’accord avec les commentaires de l’héroïne mais il est difficile de pouvoir à se mettre à sa place. Je ne connais pas la déchirure entre 2 pays et la vie en « étranger ».

Par contre, les petits mots de Tantie Mariatou sont assez succulents.

En aparté, j’aime beaucoup le prénom de l’héroïne mais je le préfère écrit de la sorte : Ahlam

Si vous souhaitez lire l’avis de Laurent

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La chorale des maîtres bouchers


1918. De retour du front, Fidelis Waldvogel, un jeune soldat allemand, tente sa chance en Amérique. Avec pour seul bagage une valise pleine de couteaux et de saucisses, il s’arrête à Argus, dans le Dakota du Nord où, bientôt rejoint par sa femme et leur petit garçon, il décide d’ouvrir une boucherie et de fonder une chorale, en souvenir de celles des maîtres bouchers où chantait son père. Mais la grande aventure des Waldvoogel ne va vraiment commencer que le jour de leur rencontre avec un couple improbable : Delphine et Cyprian… Des années vingt aux années cinquante, entre l’Europe et l’Amérique, ce roman à la fois épique et intime, tendre et puissant, retrace le destin d’une famille confrontée au tumulte du monde. Après L’Epouse Antilope et Dernier Rapport sur les miracles à Little No Horse, Louise Erdrich nous prouve, avec cette magnifique histoire d’amour, de mort et de rédemption, qu’elle est un des meilleurs écrivains américains, aujourd’hui au sommet de son talent.

Mon avis : J’ai forcé ma nature et pour une fois me suis contrainte à  finir un livre qui ne m’a prise "aux tripes".

Il m’a fallu une centaine de pages afin de rentrer dans l’histoire et encore. Les différents personnages sont sans consistances hormis celui de Delphine qui prend corps peu à peu mais cela n’ a suffit pas à me raccrocher à l’histoire.

L’avis de Papillon

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Je vous souhaite la pluie d’Elizabeth Tchoungui

Mon avis : Facile à lire mise à part quelques petites expressions spécifiques au Cameroun. Je n’ai pas aimé, pourquoi ? Difficile à dire ! Je n’ai pas compris où elle voulait en venir, hormis de nous dire que la "Jungle" est partout et peut-être pas où nous croyons…

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GEISHA

A neuf ans, dans le Japon d’avant la Seconde Guerre mondiale, Sayuri est vendue par son père, un modeste pêcheur, à une maison de plaisir de Kyoto. Dotée d’extraordinaires yeux bleus, la petite fille comprend vite qu’il faut mettre à profit la chance qui est la sienne. Elle se plie avec docilité à l’initiation difficile qui en fera une vraie geisha. Art de la toilette et de la coiffure, rituel du thé, science du chant, de la danse et de l’amour : Sayuri va peu à peu se hisser au rang des geishas les plus convoitées de la ville. Les riches, les puissants se disputeront ses faveurs. Elle triomphera des pièges que lui tend la haine d’une rivale. Elle rencontrera finalement l’amour… Ecrit sous la forme de mémoires, ce récit a la véracité d’un exceptionnel document et le souffle d’un grand roman. Il nous entraîne au coeur d’un univers exotique où se mêlent érotisme et perversité, cruauté et raffinement, séduction et mystère.

Mon avis : Un très beau livre, on découvre un monde inconnu avec ces rites, ces mystères, ces blessures, mais malgré tout en filigramme, il y a l’amour.

Si vous souhaitez connaître l’avis de Laconteuse, cliquez ici

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LES PLAISIRS DE LA CHAIR

Grand-Place de Figeac, 1768… Dans la foule, un visage d’enfant frappé d’horreur : Malvina assiste à la pendaison de ses parents, Gabert et Marie Raynal. Le couple est condamné pour avoir tué et dévalisé les clients fortunés de leur auberge. Fille d’assassins, Malvina doit désormais cacher son identité pour survivre. A l’hospice qui la recueille, la petite grandit sous la protection de la cuisinière, Hubertine. Un homme, pourtant, connaît son secret et cherche à la soumettre à sa volonté. Il la persuade que ses origines en font une créature satanique. Pour le fuir, elle monte à Paris où, grâce à un livre laissé par sa mère, elle rencontre Jean-Baptiste Dandora de Ghalia, apothicaire savant et excentrique qui accepte de la prendre à son service. Déjà initiée aux vertus des simples, elle devient experte en l’art des préparations où la chair, source d’amour et de mort, se mêle à la pharmacopée. Malvina bascule alors, sans méfiance, dans ce nouvel univers qui lui révèle sa véritable nature, et lorsqu’elle tombe follement amoureuse de Matthieu, le fils de Dandora de Ghalia, elle va se montrer capable de tout, au risque de se perdre.
Mon avis :  Une belle histoire, un beau personnage de femme "écorchée vive" !

 

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LE LISEUR

A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d’une femme de trente-cinq ans dont il devient l’amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l’un de leurs rites consiste à ce qu’il fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l’insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : "Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération (…) que j’aurais moins bien su camoufler que les autres ?"
Mon avis : Très beau livre, à lire !  Une fois de plus, la preuve est faite de l’absurdité de la guerre
 
L’avis de KATEL et de Carole

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PUSH

Precious Jones a 16 ans et vit à Harlem. Elle est noire. Elle ne sait ni lire ni écrire. Elle attend un enfant de son père. Quand elle est mise à la porte de l’école, il ne lui reste plus rien sinon l’envie de se battre pour reconquérir sa dignité.Push c’est l’histoire d’une femme qui n’a pas eu d’enfance et n’a connu de l’âge adulte que la violence et la pauvreté. C’est aussi le bouleversant portrait du peuple noir anéanti par le crack, un réquisitoire contre la société américaine contemporaine, ses laissés-pour-compte et ses ghettos. Enfin, et surtout, une formidable démonstration de vie.
 
Mon avis :  Celui là aussi c’est une histoire terrible ! A ne pas mettre en toutes les mains

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DARLING

Elle voulait qu’on l’appelle Darling. Elle y tenait ! Pour oublier les coups reçus depuis l’enfance, les rebuffades et les insultes, pour effacer les cicatrices et atténuer la morsure des cauchemars qui la hantent.Elle voulait que les autres entendent, au moins une fois dans leur existence, la voix de toutes les Darling du mode.Elle a rencontré Jean Teulé.Il l’a écoutée et lui a écrit ce roman.Un livre unique, fascinant. Derrière l’impitoyable lucidité de son humour, Jean Teulé célèbre le flamboyant courage de ceux qui refusent de subir en silence la cruauté imbécile de la vie et des autres.

 

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