LE PEUPLE DU VENT de VIVIANE MOORE



Un clin d’oeil de Mr Anjelica suite à mes révélations.
J’ai donc eu ce livre en cadeau 
Un petit texte ci-après sur deux femmes pirates
Deux femmes pirates
À la même période, deux autres « figures » de la flibuste écumèrent les mers des Caraïbes. Les traces les plus fiables pour reconstituer leur histoire se trouvent à la Jamaïque. En effet, les archives coloniales de l’Amirauté britannique conservent le récit des carrières de deux femmes pirates : Ann Bonny et Mary Read. Mais, une fois de plus, ce sont surtout les récits de Defoe-Johnson qui en donnent le plus de détails.
Ann Bonny, née en 1697 (ou 1698) en Irlande dans le comté de Cork, est la fille adultérine d’un avocat et de sa servante. Afin de fuir le scandale, le père emmena Ann et sa mère outre-Atlantique, à Charleston (Caroline-du-Sud) où il devint bientôt un riche planteur et un négociant prospère. Cependant la vie calme que menait la jeune fille ne lui convenait guère. Elle préféra s’enfuir avec un certain James Bonny (ou Bonney), matelot sur un bateau pirate, qu’elle épousa à la Nouvelle-Providence (Nassau), aux Bahamas. Mais rapidement ce dernier choisit de bénéficier de la grâce accordée par le gouverneur de l’île, allant même jusqu’à devenir espion pour le compte de l’Angleterre. Il obtint le poste de gardien du port, poste stratégique pour surveiller les allées et venues des navires et de leurs équipages. La nouvelle situation de son époux ne semble guère avoir convenu à la jeune Ann Bonny qui succomba rapidement aux charmes de John Rackam, surnommé Calico Jack. Et le jour où son amant reprit la mer, Ann, déguisée en homme, n’hésita pas à le suivre, au nez et à la barbe de son mari…
À bord, elle se montra aussi féroce que les autres membres d’équipage, maniant le pistolet, la hache ou le sabre d’abordage. Au cours de cette vie tumultueuse, elle croisa une autre femme pirate : Mary Read. Les deux femmes partagèrent les faveurs de Calico Jack avant de se retrouver avec tous les autres membres de l’équipage sur les bancs du tribunal. Toujours déguisée en hommes lors du procès, elles furent les seules à échapper à la potence. À l’annonce de la sentence, alors que le juge demandait s’il existait une éventuelle objection, les deux femmes déclarèrent : « My Lord, we plead our bellies [Nous plaidons notre ventre]. » Légalement, en effet, la condamnation à mort de femmes enceintes était reportée jusqu’à la naissance de l’enfant. Mary mourut en prison, emportée par la fièvre en 1721. Ann Bonny, quant à elle, disparut mystérieusement des rapports officiels après avoir été graciée. Nul ne sait ce qu’il advint d’elle.


Mon avis : Henri Gougaud est un très beau conteur.Cela fait longtemps que j’ai lu ce livre mais j’en garde un très bon souvenir

