Image hébergée par Casimages
	
	<link rel=

Archive for Mes coups de coeur

L’ATTENTAT DE YASMINA KHADRA

Lettre K du Challenge ABC

Résumé : Dans un restaurant de Tel AVIV, une jeune femme se fait exploser au milieu de dizaines de clients. À l’hôpital, le docteur Amine, chirurgien israélien d’origine arabe, opère à la chaîne les survivants de l’attentat. Dans la nuit qui suit le carnage, on le rappelle d’urgence pour examiner le corps déchiqueté de la kamikaze. Le sol se dérobe alors sous ses pieds: il s’agit de sa propre femme. Comment admettre l’impossible, comprendre l’inimaginable, découvrir qu’on a partagé, des années durant, la vie et l’intimité d’une personne dont on ignorait l’essentiel? Pour savoir, il faut entrer dans la haine, le sang et le combat désespéré du peuple palestinien…

 

Merci à GAMBADOU qui m’a proposé ce livre dans le cadre du challenge ABC


 

Mon avis : Un livre très fort. Je l’ai commencé vers 21h30 Vendredi soir et je ne l’ai pas quitté avant de l’avoir fini vers 2h30 ! Ce livre vous reste dans le cœur et dans la tête.

Vous vous posez un tas de questions. Comment et pourquoi deux peuples si proches quasiment ‘des cousins’ se déchirent et s’entredéchirent depuis des décennies.

Qu’elles sont les déchirures, les blessures qui ont poussé la femme d’Amine, alors que sa vie semble belle et réussie, à aller jusqu’au terrorisme ? Amine a fait le choix de la vie ; à la place des deux protagonistes, qu’aurions-nous fait ? Quel aurait été notre choix ?

 

Commentaires (22)

LA FILLE D’HÔ CHI MINH-VILLE de Robert Olen BUTLER

Ben, un vétéran américain, revient dans le Viêt-nam d’aujourd’hui pour clore son histoire et prendre la mesure de la paix. Dans la rue des bars qu’il fréquentait du temps de la guerre, il tombe amoureux de Tien, jeune guide touristique qui se croit orpheline. Leur histoire d’amour sera mémorable et incandescente. Morceau par morceau, l’auteur reconstitue le passé de chacun en jonglant avec les ressorts de la tragédie classique. Dans ce livre. Butler interprète comme d’habitude avec virtuosité plusieurs voix mais le récit, très actuel, semble clore son expérience si particulière de l’amour et de la guerre.

Mon avis :  On plonge directement, au coeur de leur histoire,cela peut-être déroutant. Moi, cela m’a plu d’être en prise directe. Ensuite, par petites touches, on apprend leur rencontre, leur passé. J’aime beaucoup la vision qu’à Tien de l’amour. Elle le ressent à travers le prisme d’une histoire de dragon et de princesse que sa grand-mère et sa mère lui ont raconté. Cela aurait plus être une simple et belle histoire d’amour.C’est sans compter, les traces même les plus innattendus que laisse une guerre derrière soi. BEN en paiera le prix fort ! J’avais beaucoup aimé ce livre lors de sa première lecture, il y a 4 ou 5 ans. C’est la première fois que je relie un livre et je n’ai pas été déçu.

Chimère a lu un autre livre de cet auteur, ainsi que Flo/Barbabella

Commentaires (3)

SE RESOUDRE AUX ADIEUX de Philippe BESSON

Résumé :

Lorsque l’homme qu’elle aime la quitte pour une autre femme, Louise décide de fuir Paris. Mais ni le voyage ni l’exotisme de Cuba ne suffisent à dissiper son chagrin, à détourner ses pensées de son amant. Afin de garder un contact avec lui, aussi dérisoire et masochiste soit-il, Louise décide alors de lui écrire une série de lettres, comme on lance des bouteilles à la mer.

Depuis La Havane, New York, Venise, l’Orient Express et même Paris où s’achève son exil, naît une correspondance à une voix, implacablement honnête et poignante. S’y succèdent souvenirs des temps heureux, prémisses de la rupture, déchirement de l’abandon, désespoir de la solitude. Bientôt, l’évidence s’impose à Louise : la véritable destinataire de ces lettres n’est autre qu’elle-même. Tout au long de ce processus, se dessine alors la possibilité d’une guérison…

 

Biographie de l’auteur

Philippe Besson, l’auteur de En l’absence des hommes et L’Arrière-saison, dit les liens dénoués, les exils illusoires, les deuils à accomplir et l’infatigable espérance.

 

Mon avis : Je me suis souvent demandée si les hommes ressentaient les mêmes choses par rapport à l’amour et plus particulièrement lors de l’abandon d’amour. Si je me fis à ce roman, je répondrais, sûrement ‘Oui’. Car comment peut-on décrire cette souffrance, cette lente agonie avant le renouveau, si on ne l’a pas déjà vécu mais dans l’autre ‘sexe’ ? 

Je pense que nous nous reconnaissons, plus ou moins, suivant notre vécu, dans cette douloureuse blessure d’amour et plus particulièrement celles qui sont ou auront été dans la situation de Louise ! Attention, aux blessures qui risquent de se rouvrir, où tout au moins de saigner un peu. On pense avoir tout bien enterrer…mais les fantômes ont l’habitude de revenir nous hanter !

Considération tout à fait personnelle, j’aime beaucoup la couverture du livre. 


Des avis complémentaires, celui d’Anne , de Papillon

Commentaires (4)

LA JOUEUSE DE GO

 

1937. Alors que la mandchourie est occupée par l’armée japonaise, une lycéenne de seize ans semble ignorer tranquillement la guerre, les cruautés, les privations. L’adolescente joue au go. D’où tient-elle cette maîtrise ? Le go est une esquive. Est-elle amoureuse de Min ou de Jing ? Elle ignore encore son adversaire de demain : un officier japonais, à peine plus âgé qu’elle. Ils vont s’affronter le temps d’une partie quotidienne de go, en silence, dans le bruit mat des pions déplacés. Ils s’aimeront - sans un geste - alors que la Chine périt sous les Japonais qui tuent, pillent, torturent.
Mon avis personnel : MAGNIFIQUE, le plus beau livre, la plus belle histoire que j’ai lu ces dernières années !
 Si vous souhaitez lire l’avis d’AGAPANTHE, et d’ESSEL

Podcast

Commentaires (9)

LE PREMIER SIECLE APRES BEATRICE D’Amin MAALOUF

Il existe sur les marchés d’Orient des ‘fèves’ mystérieuses auxquelles d’antiques superstitions prêtent le pouvoir de favoriser la naissance d’enfants mâles. Un peu partout, en effet, les naissances féminines vont se raréfier ; les ‘fèves’ en seraient-elles la cause ? A travers une enquête à rebondissements qui les entraîne jusqu’à l’équateur, un savant français, spécialiste des scarabées, et sa compagne cherchent une explication. Ce roman d’Amin Maalouf se prête à plus d’une lecture. Roman de l’amour ‘maternel’ d’un père envers sa fille, roman d’un homme attaché à ‘la féminité du monde’, roman du partage de notre planète entre un Sud qui dépérit et un Nord qui s’exaspère, roman de l’effrayante rencontre entre les perversions de l’archaïsme et celles de la modernité… Mais peut-être est-ce avant tout un conte philosophique, celui de notre fin de siècle déconcertante, et aussi, un regard inquiet vers le vingt et unième, si présent déjà, et que l’auteur appelle, énigmatiquement, ‘le premier siècle après Béatrice’. Par l’auteur de Léon l’Africain.

Mon avis : De l’anticipation intelligente, de plus pas très loin de la vérité (Voir ce qui se passe en INDE et en CHINE) . Bravo Amin !

L’avis d’ALLIE, ICI

Commentaires (2)