LA DOUCEUR DES HOMMES de SIMONETTA GREGGIO
Toute ma vie, j’ai aimé, bu, mangé, fumé, ri, dormi, lu. De l’avoir si bien fait, on m’a blâmée de l’avoir trop fait. Je me suis bagarrée avec les hommes pendant plus de soixante ans. Je les ai aimés, épousés, maudits, délaissés. Je les ai adorés et détestés, mais jamais je n’ai pu m’en passer… La chaleur des hommes, qui m’a si bien enveloppée, ne fait que me rendre plus odieux ce grand froid qui avance. Il n’y a pas de bras assez puissants pour m’en préserver, dans la nuit qui vient.

Mon avis : Tout d’abord, je constate que c’est très agréable d’avoir à portée de main, un petit livre, facile et agréable à lire. Je l’ai commencé ce matin et j’ai fini les quelques pages qui me restaient ce soir.
Constance, la trentaine solitaire, fait la connaissance à Venise, d’une vieille dame qui termine sa vie. Une tendre relation va les unir qui va permettre à la vieille dame de relater par bribes, une partie de ses amours, de ses passions et de ses amitiés à sa jeune amie. A la mort de Fosca, Constance découvrira « l’ultime histoire » en lisant le journal tenu par Fosca sur une certaine époque de sa vie !
C’est l’histoire d’une femme libre qui aime par-dessus tout la vie, l’amour et la liberté.Mais la liberté a souvent un prix qui s’appelle aussi ‘solitude’. Fosca a choisi la liberté après deux mariages ratés. La question que je me pose : Sommes nous vraiment libres, Nous, les femmes, lorsque notre cœur et notre corps sont remplis de passion, d’amour, pour un homme ? J’en doute.Une bien jolie histoire qui en effet, nous donne aussi l’envie de découvrir l’Italie pour ceux que ne la connaissent pas encore et c’est mon cas !
Ici l’avis de Clarabel, de Florinette, de Patch

Lauren est dans le coma, c’est indéniable. Mais elle est aussi dans le placard d’Arthur, un peu comme un fantôme, cela est tout aussi indéniable… Arthur, en tout cas, est bien obligé de l’admettre : il la voit, l’entend, la comprend et finit même par l’aimer. Mais que peut-on espérer d’un fantôme que l’on est le seul à distinguer ? On ne tombe pas amoureux d’un mirage, on ne force pas son meilleur ami à dérober une ambulance pour kidnapper un corps dans le coma, on ne ment pas à la police pour sauver une ombre, et pourtant…

" On biaise, on s’arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s’y attache. C’est la vie. II y a les courageux et puis ceux qui s’accommodent. C’est tellement moins fatigant de s’accommoder… " A-t-on le droit de tout quitter, femme et enfants, simplement parce que l’on se rend compte - un peu tard - que l’on s’est peut-être trompé ? Adrien est parti. Chloé et leurs deux filles sont sous le choc. Le père d’Adrien apporte à la jeune femme son réconfort. À sa manière : plutôt que d’accabler son fils, il semble lui porter une certaine admiration. Son geste est égoïste, certes, mais courageux. Lui n’en a pas été capable. Tout au long d’une émouvante confidence, il raconte à sa belle-fille comment, jadis, en voulant lâchement préserver sa vie, il a tout gâché.