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Archive for Tendresse, mystère

L’EPOUSE HOLLANDAISE D’ERIC McCORMACK

Résumé : Thomas Vanderlinden raconte l’histoire remarquable de sa mère, Rachel, et des deux hommes avec lesquels elle a partagé sa vie. Tous deux s’appelaient Rowland Vanderlinden. Le premier, parti en voyage, n’est jamais revenu. Le second Rowland, un homme que Rachel a accepté sans poser aucune question, était un mystère. Qui était-il ? Et qu’est-il arrivé au premier Rowland Vanderlinden ? Déterminé à percer les secrets des deux hommes, Thomas part à la recherche du premier Rowland, et le retrouve finalement sur une île isolée au milieu de l’océan Pacifique. Le premier Rowland raconte alors à Thomas ses nombreuses mésaventures et peu à peu Thomas apprend à le respecter. Il découvre aussi la véritable identité de l’autre Rowland Vanderlinden, un homme avec qui sa mère vécut heureuse de nombreuses années, bien qu’il fût loin d’être la personne qu’il incarnait. Le lecteur ne peut que se laisser envoûter par cette étrange épopée vibrante d’échos de Conrad et de Borges où McCormack dévoile autant qu’il dissimule, et qui est tout à la fois un roman d’aventures jubilatoire, un énigmatique portrait de femme, entre apparente résignation et vraie liberté, une plongée au cœur du mystère de chaque être.

 Mon avis : Ce livre avait tous les ingrédients pour me plaire et le lire pendant les vacances était, me semble t’il, la situation idéale ! Et pourtant, la mayonnaise n’a pas prise et je ne saurais pas vous dire pourquoi. Cette histoire a glissé sur moi, rien ne s’est infiltré, aucuns des personnages ne m’a touché, ni plu, ni enthousiasmé, même pas rebuté, c’est tout dire. Il est vrai que j’ai débuté ma semaine de congés réellement fatiguée mais cela explique t’il ceci ? Le mystère reste entier.

Les avis enthousiastes de Bellesahi et Marie chez qui j’avais découvert ce livre. Egalement, l’avis de Chimère et de Laurence du Biblioblog. Fiez-vous plûtot à ces avis-là !

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Une promesse de Sorj CHALANDON

Lettre C du Challenge ABC

Résumé :
Nous sommes en Mayenne, une maison à l’orée d’un village. Dans cette maison, voici Etienne et Fauvette, un vieux couple qui n’a jamais cessé de s’aimer. La maison est silencieuse. Les volets fermés et la porte close. Nuit et jour pourtant, ils sont sept qui en franchissent le seuil. Sept amis, les uns après les autres, du dimanche au lundi, chacun son tour et chacun sa tâche. Il y a le bosco, ancien marin qui tient le bar du village, il y a Madeleine qui, chaque semaine, fleurit la maison, il y a Berthevin qui allume et éteint toutes ses lumières, il y a le professeur qui dit des poèmes à voix haute, il y a Ivan, l’ancien cheminot, qui ouvre les fenêtres, il y a Léo qui traverse le village à vélo, puis Paradis enfin, qui remonte la petite horloge. Au grenier, comme une sentinelle, une lampe ancienne veille au cérémonial. Voici l’histoire d’une promesse. La promesse faite à Etienne et Fauvette. Une promesse d’enfance, tenue par sept amis, pour déjouer le plus grand des périls. Ces hommes ont juré de tromper la mort. Et voici qu’un jour, ils renoncent. Ils cessent leurs visites à la vieille maison. Parce que le temps passe. Parce que la lassitude. Parce qu’au grenier, la veilleuse attend que deux âmes lui cèdent. Voici l’histoire d’une fraternité.

Editeur Grasset-Fasquelles/273 pages

Biographie de l’auteur
Sorj Chalandon, 54 ans, est journaliste à Libération depuis 1975. Il a couvert des événements comme la guerre du Liban, le Tchad, la Somalie, l’Afghanistan ou la guerre du Golfe. Ses reportages sur l’Irlande du Nord et le procès de Klaus Barbie lui ont valu le prix Albert Londres en 1988. Après Le Petit Bonzi (Grasset 2005), Une promesse est son deuxième roman.

Mon avis : Lorsque le bosco leur demande de garder la maison vivante pour qu’elle ne perde pas sa valeur immobilière, personne n’est dupe mais par amitié pour Bosco et par respect profond pour Etienne et Fauvette, ils vont tenir cette promesse pendant dix mois. Au bout de ce chemin, en hommage au couple qui habitait cette maison, chacun va exprimer à sa manière pour quelle raison, ils ont accomplis ce rituel.Une  jolie histoire sur l’amour filial, sur la fraternité et le respect des gens simples.J’ai bien aimé ce livre.

L’avis de Clarabel ,de Vincent ANGEL et de Bénédicte ARCENS et aussi d’ARSENIK

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ENSEMBLE C’EST TOUT

 

Ce livre raconte une histoire d’amour entre quatre éclopés de la vie. Camille, Franck, Philibert et les autres. Des bons à rien, des cabossés, des cœurs purs.
 
Camille Fauque a 26 ans. Elle dessine très bien mais n’ose plus tenir un crayon. Jeune femme fragile qui a déjà beaucoup morflé. Enfance pourrie, débuts chaotiques, solitude. Elle mettra du temps à pouvoir raconter son histoire. Elle vit, elle survit plutôt, dans une chambre de bonne près du Champ-de-Mars. Elle ne mange pas beaucoup. Elle fait ce qu’elle peut. Elle fait des ménages.
 
Philibert Marquet de la Durbellière vit dans le même immeuble, mais n’emprunte pas l’escalier de service, lui. Il est le gardien provisoire d’un immense appartement de famille. Il a dix ans de plus qu’elle. C’est un passionné d’histoire de France, un Chouan des temps modernes, un être exquis. Il vend des cartes postales dans un musée. Il ne les vend pas à vrai dire, il les compte et les recompte. Il bégaye. Il est un peu toqué. Trouble obsessionnel compulsif, c’est ça le mot exact, je crois. Il héberge Franck. Franck Lestafier a 34 ans. Il est cuisinier. Très bon cuisinier. Dans un très bon restaurant. Il n’est pas très malin. Un peu faraud, un peu couillu, un peu grande gueule. Il aime bien coucher avec des filles mais préfère encore sa moto. Il est tout cabossé lui aussi. Il se confiera une nuit. À peine. Entre un « bordel » et deux « putain ». Il jure beaucoup. Une fois par semaine, il se rend au chevet de Paulette, sa grand-mère. Paulette Lestafier a 83 ans. Elle se laisse mourir dans une maison de retraite près de Tours. Elle n’a plus que lui, son Franck. Elle guette le bruit de sa motocyclette et attend son heure en se souvenant de son jardin. Elle avait un très beau jardin et un très beau potager. Quand il vient la voir, elle essaye de ne pas pleurer mais c’est dur. Alors à la place, elle le rouspète quand il dit « putain ».

Je voulais raconter une histoire d’amour. Celle de Franck et Camille. Je cherchais un titre avec le mot « apprentissage » dedans. Mes livres préférés sont des romans d’apprentissage. Franck et Camille me semblaient être d’excellents cobayes. Le manuel et l’intellectuelle, le cuisinier et la maigrichonne, le macho et la délicate. Schéma un peu grossier ? Tant mieux. Tout était question d’affinage.

Et puis l’histoire m’a échappé. Philibert et Paulette n’ont plus voulu jouer les faire-valoir. C’est de ma faute aussi. Je me suis mise à trop les aimer. Alors voilà, l’histoire d’amour à deux s’est transformée en une histoire d’amour à quatre.
Le livre est deux fois plus gros que prévu. C’est un livre que l’on va dégommer. Je le sais. Je m’y attends. Ce ne sera pas très difficile : il est trop tendre pour être honnête. Ce n’est pas grave. Je les aime tellement ces quatre-là que je suis blindée. Et puis Philibert me prêtera son armure.
 
 

Mon avis:  Un très beau livre, pleins de tendresse , d’humour ( j’ai bien ri) ,on s’attache aux personnages.En ce qui me concerne : mon préféré est Philibert

Ici l’avis de Patricia et celui de Maxi

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TOBIE DES MARAIS

Un petit garçon en ciré jaune roule sur son tricycle sous l’orage. On dirait un soleil miniature. On lui a crié "Va au diable !" et il y file, chassé par le vent du malheur. Ce dernier a une longue histoire dans la famille de Tobie où tant de morts sont restés sans sépulture, jusqu’à sa mère qui, victime d’un accident, vient de perdre la tête, au sens propre du terme. Sur l’enfant à demi orphelin veille son arrière-grand-mère Déborah qui a traversé l’histoire du siècle et l’Europe, de sa Pologne natale jusqu’au marais poitevin. Elle est une passeuse à la fois de mémoire et d’espérance. Puis un autre ange gardien accompagnera Tobie devenu jeune homme, Raphaël le nomade, qui lui révélera la force de l’amitié, et aussi celle de l’amour, en lui faisant rencontrer Sarra qui porte sa beauté comme une malédiction. Mais Tobie parviendra à briser tous les sortilèges qui pesaient sur les siens. Pour raconter cette histoire de délivrance riche en merveilleux et en émotions, Sylvie Germain s’est librement inspirée du célèbre récit biblique, le Livre de Tobie.

 

 

 

Mon avis : Histoire originale, mystérieuse.

L’avis beaucoup plus complet de Malice car lu plus récemment !

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